Historique du projet du Chef Reliquaire de Sainte Gertrude
Lourdement bombardée en 1940, la Collégiale et la Châsse de notre sainte furent en grande partie détruites avec le centre de Nivelles. Une nivelloise, voyant défiler en 1947 la réplique en bois de la Châsse détruite, décide de faire un don « de deux lingots d’or » en vue de restaurer ou de refaire une Châsse digne de ce nom. Des différents surgissent et ce n’est qu’en 1967 qu’une convention est signée entre la succession de cette dame et le clergé local. Là encore des options choisies par « la commission de la Châsse » et la famille donatrice éclatent et l’affaire est abandonnée… En 1984, une nouvelle Châsse, due au talent de l’artiste Félix Roulin, arrive à Nivelles, sans avoir eu recours à ce don... qui s’est - semble-t-il - volatilisé.
Quelle ne fut pas la surprise du Comité de Sainte-Gertrude de voir resurgir en 1997 ces deux lingots d’or via notaire ! Il est décidé de fonder l’asbl du « Chef de Sainte Gertrude » dont le seul objet est la réalisation et la gestion du Chef Reliquaire afin aussi de ne pas mélanger les deux patrimoines, celui du « Tour » et celui du « Reliquaire ». Durant l’année 1999, différents contacts sont pris avec des artistes et orfèvres belges et étrangers. Cinq projets sont ainsi exposés en 2000 dans la Collégiale, et c’est par référendum que les nivellois désignent «à l’aveugle » le projet de Marcel Nulens, dinandier-ciseleur, issu de l’école d’art de Maredsous.
La vente de l’or et quelques collectes paroissiales ne suffisent malheureusement pas à financer complètement le projet qui semble promis à devoir attendre encore… En 2003, un nouveau comité prend place et se donne comme objectif la concrétisation de ce reliquaire pour 2006, année triplement lustre puisque la sainte est née en 626, la collégiale consacrée en 1046 et que ce sera le 730ème Tour Sainte-Gertrude. Les dix mille euros manquant furent offerts à l’asbl du Chef par « Domus Dei » après avoir présenté le projet et les motivations au primat de Belgique, le Cardinal Danneels. Sans son intervention, ce beau rêve serait probablement encore à l’état de projet. La commande pouvait dès lors être passée à l’artiste qui a besoin de plus d’un an pour la réalisation. A l’analyse de toutes ces péripéties qui ont duré plus d’un demi siècle… on peut presque parler de « miracle » !